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Disparition massive des abeilles : un signe de l'effondrement de l'humanité

Polinisation d'une fleur par une abeille.


Abeille, espèce en voie d’extinction. Les chiffres sont alarmants.



Le syndrome d’effondrement


2017, les ruches de Floride se vident. Les locataires ont abandonné leur foyer. Les cadavres ne sont pas retrouvés. Le phénomène gagne rapidement l’ensemble des États-Unis. 1,5 million, c’est le bilan des disparitions aux États-Unis, plus de la moitié du cheptel enregistré s’est envolé. Le Canada n’est pas épargné, puis l’Europe et même l’Extrême-Orient. Les experts ont dénombré 40 % de disparus parmi les ruches canadiennes. Le phénomène est appelé « syndrome d’effondrement ».

En plus de la production du miel, les abeilles sont responsables de la pollinisation des plantes. La fécondation des plantes est indispensable pour générer des fruits ou de nouveaux pétales. Pour se reproduire, pollen et pistil doivent être réunis. Les abeilles butineuses se chargent de transporter le pollen d’une fleur à l’autre : c’est la pollinisation.


Auteur : homo sapiens


La majorité des facteurs explicatifs convergent vers l’Homme. Parasites, champignons, virus se trouvent sur les bancs des accusés. Puis d’autres suspects les ont rejoints : les pesticides, l’apiculture intensive et les ondes électromagnétiques. En effet, que ce soit par l’épandage ou en l’intégrant dans la plante, les pesticides nuisent aux abeilles. Les plantes génétiquement modifiées, car leur pollen a le gout d’insecticide, sont aussi coupables au même titre que les pesticides.

Par ailleurs, les conditions de vie des abeilles domestiques se sont détériorées. Aux États-Unis, elles sont parfois mal nourries. Les apiculteurs les gavent de sucre et mélasses de maïs. Les prairies naturelles et fleurs manquent. Puis, les ondes électromagnétiques, du réseau téléphonique, désorienteraient ces insectes, qui perdent à la fin leur mémoire. Du coup, ils ne peuvent ni butiner, ni communiquer, et meurent sans rentrer à la ruche. Au final, les scientifiques s’accordent à dire que la combinaison de l’ensemble de ces facteurs fragilise le système immunitaire des abeilles, proie facile pour les maladies alors.

Apiculteur travaillant sur les ruches des abeilles.


La menace alimentaire


80 % des plantes ont besoin de la pollinisation effectuée par les abeilles. Pommes, oignons, agrumes, tomates, 2/3 des fruits, légumes, oléagineuses et protéagineuses dépendent d’elles. La disparition de l’espèce entraîne celle des plantes en même temps. La sécurité alimentaire est donc gravement menacée. La récolte des États-Unis pourvoit un tiers de l’humanité. 35 % de la production alimentaire mondiale est en péril. L’humanité ne survivra pas 4 ans sans abeilles, paraphrasant Einstein.

C’est dramatique, mais la famine ne sévira pas. Le riz, le manioc, le blé sont épargnés. Le danger porte sur la diversité alimentaire. De plus, les prix des denrées alimentaires subissent une pression. D’une part, la population mondiale augmente. D’autre part, la production se comprime sous l’expansion du biocarburant, accaparant des terres. S’ajoutent à cela les tendances d’alimentation tournées vers les produits bio. Alors, si l’extinction des abeilles y met son grain de sel, le pouvoir d’achat se dégradera énormément.

En se penchant sur la courbe du prix des denrées alimentaires 1990-2011, 2011 marque un pic. La FAO indique une hausse de 3,4 %. De même, l’écosystème en sera bouleversé. La chaîne alimentaire se déséquilibrera. Les animaux qui se nourrissent d’abeilles et de plantes se raréfieront également.

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