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NOUS CHAUFFERONS-NOUS BIENTÔT AVEC NOS ORDINATEURS ?



Et bien pourquoi pas ? 
C’est en tout cas chose possible grâce à un ingénieur français qui est parti d’un constat simple et évident : un ordinateur chauffe, nous le savons tous, alors pourquoi ne récupérer cette chaleur pour chauffer nos espaces de vie, maisons ou bureaux ?

Un ingénieur français, Paul Benoît, le jeune patron Qarnot computing, a donc eu l’idée de récupérer cette chaleur produite pour en faire un moyen de se chauffer gratuitement.


Bien sûr il n’est pas question de se chauffer avec votre propre ordinateur mais imaginez la chaleur produite par les data centers, ces énormes usines numériques qui coûtent une fortune à leurs propriétaires (jusqu’à 80% des coûts de gestion) en climatisation pour éviter un coup de chaud mortel pour leurs ordinateurs et imaginez ce que l’on pourrait faire de toute cette chaleur perdue ! 

En outre, ces data centers sont plus que voraces en énergie puisqu’on estime par exemple que Google à lui seul consomme 1 % de l’électricité des Etats-Unis et les 250 data centers installés en France en absorbent 7 %. 

C’est ce constat qui a donné l’idée à Paul Benoît, alors ingénieur X-Télécom qui a d’abord travaillé en recherche et développement au sein d’une grande banque où il s’occupait des supercalculateurs, de créer sa propre société Qarnot computing et de concevoir le premier radiateur alimenté par des ordinateurs.

Après ses premiers bricolages en solitaire, le jeune ingénieur s’associe à 4MTec qui furent les premiers à expérimenter ces radiateurs à la chaleur douce.

Mais comment cela fonctionne-t-il ?


Cet appareil de chauffage 2.0 que rien ne différencie d’un radiateur normal, doté d’une forte puissance informatique, est connecté à une simple prise internet et à une prise électrique chez l’utilisateur. Les calculateurs intégrés font leur travail auprès des entreprises clientes de Qarnot à qui ils fournissent des données qui leur reviennent trois fois moins cher que via un data center. En même temps, ils apportent leur chaleur modulable chez celui qui abrite les radiateurs « connectés ». Interrogé sur la sécurité, 

Paul Benoît précise qu’« il n’y pas de risques concernant les données traitées, puisqu’il n’y aucun stockage de celles-ci dans les radiateurs ». Cette idée repose sur un principe fondamental : l’énergie coûte très cher à transporter, la data presque rien.

Un petit bémol toutefois à cette superbe idée, le chauffage est généralement éteint pendant l’été. Pour autant, les entreprises ne s’arrêtent pas et ont besoin de puissance de calcul. Il serait donc nécessaire de trouver des lieux qui acceptent de faire fonctionner le chauffage pendant la saison estivale, telles que les écoles.

Pour l’heure après avoir équipé leurs propres bureaux de Montrouge et quelques appartements à Paris puis avoir équipé l’incubateur de Telecom ParisTech c’est un bâtiment de 100 logements sociaux dans le 15ème arrondissement de Paris qui est équipé de ces radiateurs Q.rad. 

L’ambition de cette société en pleine expansion est à présent de déployer cette technologie dans de nouveaux sites, en particulier des écoles ou des universités.
Et en projet, une nouvelle version du Q.rad pour intégrer de nouvelles fonctions.

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