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Le Brésil

« Terre de contraste » selon l'anthropologue Roger Bastide, le Brésil est en effet le point de convergence de tous les extrêmes. 


Géographie, économie, religion : dans chacun de ces domaines, le Brésil a l'art de marier les opposés.


En Europe, les côtes du Brésil furent citées pour la première fois par Pedro Alvares Cabral, en 1500. En 1807, suite à l'invasion du Portugal par Napoléon, le régent Jean VI s'enfuit au Brésil et s'installa à Rio.

Il ne retourna au Portugal qu'en 1821, laissant son fils Dom Pedro au Brésil. Ce-dernier refusa de rentrer au pays lorsque le parlement portugais le lui enjoignit, et, soutenu par la population brésilienne, il se battit pour l'indépendance du Brésil qu'il finit par obtenir en 1825.

Avec ses 8 547 400 km2, la superficie du Brésil équivaut à celle de la France... multipliée par 16 ! Dans l'ensemble du pays, on compte 191 043 661 habitants, ce qui en fait le 5e pays le plus peuplé au monde.


Mais la population du Brésil est répartie de manière très inégale : la quasi-totalité des brésiliens sont concentrés sur la côte atlantique, qui accueille des mégalopoles telles que Sao Paulo ou Rio de Janeiro, tandis que la forêt amazonienne, qui couvrait 3 403 000 km2 en 2005, est presque déserte.


Actuellement, le Brésil est classé comme la dixième puissance économique, avec 2,42 % du PIB mondial. Mais la richesse extrême y côtoie l'extrême pauvreté, villas somptueuses et sécurisées contre favelas ouvertes à tous les vents.

A la criminalité galopante du Brésil (50 000 homicides en 2007), on peut toutefois opposer une intense vie spirituelle. Fervent, le catholicisme au Brésil s'enrichit d'apports africains et indigènes à travers l'umbanda et le candomblé : aux processions solennelles et aux chants chrétiens s'opposent les transes spectaculaires pour invoquer les orixas au son des tambours.


Rio de Janeiro



Deuxième plus grande ville du Brésil après Sao Paulo, Rio de Janeiro est connue pour son Carnaval, mais recèle bien d'autres richesses, beautés culturelles et naturelles qui marquent l'esprit du visiteur au même titre que ses tristement célèbre favelas.

Les favelas de Rio de Janeiro concernent environ 10 % des Cariocas (nom donné aux habitants de Rio). Ces fragiles constructions adossés les unes aux autres et agrippées aux flancs des collines accueillent les plus pauvres et les exclus.

Ces derniers ne se mêlent au reste de la population qu'avec parcimonie, par exemple à la plage de Sao Conrado, lieu déserté par les forces de police et entouré de montagnes où les intellectuels et les jeunes de Rio aiment également à se retrouver.

A l'inverse, la plage de Copacabana est la plage la plus touristique de Rio de Janeiro. Elle s'étend sur plus de 4 kilomètres et est fréquentée en été par des dizaines de milliers de baigneurs. Moins fréquentée, la plage d'Ipanema, qui a donné son nom à la célèbre chanson d'Antonio Carlos Jobim et de Vinicius de Moraes, se niche au coeur du quartier résidentiel de Rio de Janeiro et est l'un des lieux favoris des jeunes les plus aisés.

Sur les hauteurs de Rio de Janeiro, trônent le « Pao de Açucar » et le Cristo Redentor. Le Pain de Sucre est un pic rocheux de 395 mètres de hauteur, appelé ainsi à la fois en raison de sa forme, et par une déformation du mot utilisé par les indiens pour le décrire (« Pau-nd-Acuqua »). Plus fréquentés encore, le mont Corcovado (710 mètres d'altitude) et la statue du Christ Rédempteur (38 mètres) voient passer chaque année plus de 600 000 visiteurs.

Le Cristo Rendetor, classé monument historique en 1973, offre sa tutelle bienveillante aux mariages et baptêmes qui sont célébrés dans la chapelle de Nossa Senhora Aparecida nichée à ses pieds.


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