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La Toussaint



Sévèrement concurrencée par le festif Halloween, la fête de la Toussaint tire ses origines de la même tradition :


la fête religieuse de Samain, célébrée par les Celtes en Irlande, en Grande-Bretagne et en Gaule. Implantée tardivement par le pape Grégoire IV, la fête de la Toussaint n'a été fixée au 1er novembre qu'à partir du début du 8e siècle après JC.

En France, le 1er novembre, jour de la Toussaint, est un jour férié. En principe, cette journée est dédiée à « tous les saints » de l'église catholique, c'est-à-dire à tous ceux qui ont été officiellement canonisé par le pape, en raison de leur vie exemplaire et de leurs liens avec le divin. 

On confond fréquemment la Toussaint avec la fête des morts (exemplaires ou non !), qui a lieu le 2 novembre. Pour cette raison, mais également par commodité, la fête de la Toussaint est donc, dans la pratique, à la fois la fête de tous les saints et la fête des morts.

Avant d'être fixée au 1er novembre, la Toussaint prenait place au 13 mai, et ne concernait que les martyrs. C'est vers 830 après JC que Grégoire IV, pour lutter contre la persistance de Samain, décide de déplacer cette fête au 1er novembre, en l'étendant à tous les saints. 

Pour les Celtes, Samain était le premier jour de la moitié sombre de l'année. Cette date charnière, à laquelle rites druidiques, banquets et orgies se multipliaient, était propice à la communication entre morts et vivants. Plus sage, la Toussaint rend honneur aux saints par des prières.

A la Toussaint, les cimetières se peuplent, et les tombes sont illuminées de chandelles et de bougies. Dans certaines régions, des lanternes des morts sont éclairées pour guider les défunts. Depuis le XIXe siècle, la Toussaint est également l'occasion de fleurir les tombes, de préférence avec des plantes résistant bien au froid et à la sécheresse : chrysanthèmes à petites fleurs, œillets ou glaïeuls sont autant de pensées affectueuses déposées par les proches sur les tombes de leurs parents et aïeux.

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