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L'avenir du bioéthanol est entravé par d'importantes difficultés



Néanmoins, ce biocarburant peut, au fil des temps, constituer une alternative au pétrole ou du moins amener à en trouver une.  


Quelques problématiques


Considéré par la plupart des gens comme un carburant écologique, le bioéthanol permet de réduire les émissions de gaz à effet de serre. Il peut donc être une excellente alternative aux carburants habituels. Pour illustrer, l'E85 contient 15% d'essence sans plomb 95 ainsi que 85% de bioéthanol. Avec un tel produit, à moins de disposer d'un véhicule flexfuel, les automobilistes doivent encore investir, notamment dans l'achat d'un kit spécial flexfuel. Celui-ci peut coûter entre 500 et 1 000 euros.

En outre, ceux qui disposent de véhicules non compatibles à ce kit doivent s'équiper d'injection multipoints indirects. Un autre souci se présente également. Certains automobilistes ne sont pas convaincus que ce type de carburant est véritablement écologique. Utilisé sur le long terme, le bioéthanol peut engendrer des effets néfastes sur l'environnement et l'écosystème.

Ce genre de carburant constitue, en effet, une des premières sources de déforestation, de la diminution des denrées alimentaires ainsi que des divers déséquilibres économiques, politiques et sociaux. Il n'en est pas moins que près de 12 millions de véhicules Flexfuel circulent déjà à travers le monde à savoir au Brésil, en Suède, aux États-Unis et en France.

En bonne voie


D'un point de vue général, le bioéthanol est vendu presque au même prix que les autres carburants plus courants. À la différence de ces derniers, ce biocarburant procure une quantité d'énergie largement inférieure, dans les environs de -30% par rapport à celle des variantes classiques. Une légère amélioration de la puissance des moteurs de ces types de véhicule permet de combler cet écart.
L'investissement dans ce type de carburant vert s'avère donc être plus économique. Sur le plan environnemental, le bioéthanol est fabriqué essentiellement à partir de matières premières agricoles comme la betterave, la canne à sucre et le blé.

La culture massive de ces produits agricoles permet de réduire une grande quantité de CO2 due aux émissions des échappements. La modernisation des cultures telle que la réduction de l'utilisation d'engrais chimiques et de pesticides nocifs à l'environnement permet d'optimiser le résultat convoité.

 Tous ces points contribuent à la préservation de l'environnement et peuvent favoriser le recours à ce type de carburant. Il n'est pas non plus improbable qu'un saut technologique survienne dans le but de vulgariser la production de bioéthanol et d'accroître le rendement énergétique.

D'autres pistes à exploiter


Une nouvelle filière de production de bioéthanol prend peu à peu forme. Il s'agit du « Biomass-To-Liquid » ou BTL. Loin des procédés de fabrication couramment utilisés, cette filière s'attelle à produire des carburants de synthèse par hydrolyse enzymatique ou par gazéification. L'hydrolyse enzymatique constitue une voie biologique par laquelle des matières cellulosiques comme le bois et la paille de blé sont transformées en écoéthanol et ce, en présence d'enzymes spécifiques.

Dans un premier temps, la biomasse utilisée est convertie en un gaz de synthèse avant d'être transformé en carburant. Ensuite, la solution obtenue subit une pyrolyse afin d'obtenir une huile. C'est le procédé de raffinement de cette dernière qui permet d'obtenir le carburant. 

D'autres alternatives de fabrication de bioéthanol sont à l'étude notamment la transformation des algues, des termites ou encore du lait. L'utilisation de ces matières premières permet d'éviter de recourir aux produits agricoles.

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